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Population

artisant marocain

La population du Maroc comprend environ 35 millions d’habitants.

Les Berbères

Les Berbères, héritiers des plus anciens occupants du pays, représentent encore environ les deux tiers de la population, mais se partagent en plusieurs groupes qui, tout en partageant des coutumes et une culture communes, parlent des dialectes quelque peu différents. Il existe en fait au Maroc cinq groupes principaux de Berbères. Il est à noter qu’en 1960, le gouvernement marocain avait mis hors-la-loi la langue berbère pour unifier l’enseignement en arabe. Mais, depuis 2002, elle est à nouveau autorisée dans les écoles.

 

  • Les Rifains, qui habitent la région du Rif, au nord, parlent le tarifift. De par leur situation géographique, ils ont subi de nombreuses invasions. Ils ont en conservé une réputation de guerriers intraitables (leur dernière insurrection date de 1921 !) et les nombreuses occupations qu’ils ont eu à subir en ont fait un peuple où se côtoient tous les types humains, des blonds aux yeux bleus aux bruns aux yeux noirs.
  • Les Chleuh, qui résident au centre du Maroc (de la plaine du Sous à la vallée du Drâa en passant par le Haut Atlas et l’Anti-Atlas) parlent le tachelhit. Moins soumis aux invasions, ils sont souvent considérés comme les plus proches des Berbères originaux.
  • Les Soussis, originaires de la plaine du Sous (au sud-ouest du Maroc) parlent eux aussi une variante du tachelhit. Ils se sont largement dispersés à travers le Maroc (et même en France), où ils se sont spécialisés, comme les chleus, dans le petit commerce.
  • Les Braber ont longtemps vécus comme bergers transhumants et cultivateurs entre le Moyen Atlas et le Haut Atlas, jusqu’à Ouarzazate. Ils parlent le tamazight. Vivant sur une terre relativement pauvre, ils la quittent souvent pour aller s’installer dans les grandes villes et à l’étranger.
  • Les Zénètes, qui occupent une petite région au nord-est du Maroc, ne sont que la petite minorité d’une tribu surtout présente en Algérie.
Les Arabes

Lorsqu’ils parvinrent au Maroc, au VIIe siècle le notre ère, les Arabes, peu nombreux, convertirent une partie des Berbères et les enrôlèrent pour envahir la péninsule ibérique, où ils demeurèrent pendant sept siècles avant d’être refoulés vers le Maroc. Aujourd’hui, une bonne partie des « Arabes » marocains sont en fait des Berbères convertis au cours de l’histoire (voir Histoire du Maroc).

Représentant environ un tiers de la population, ils occupent surtout la plaine littorale, et la plupart des grandes villes (Casablanca, Rabat, Fès, Marrakech, Agadir).

Les Juifs marocains

Bien avant l’arrivée des Arabes au Maroc, les Juifs s’étaient installés dans le pays, et s’y s’intégrèrent si bien qu’ils purent y demeurer en paix sous tous les régimes qui se succédèrent (Berbères, Romains et Arabes). En 1492, quand les Juifs furent expulsés d’Espagne en même temps que les Arabo-Berbères, plus de 150 000 d’entre eux trouvèrent refuge, au Maroc, où ils prospérèrent jusqu’à la création de d’Israël. Bien que les gouvernements marocains de l’époque aient continué à garantir leur sécurité, les divers événements qui s’ensuivirent déterminèrent la population juive à s’expatrier peu à peu (en Israël, en France ou aux États-Unis). Aujourd’hui, il n’en reste plus que quelques milliers, principalement concentrés à Casablanca.

Les Haratin

Ce peuple particulier, qui représentent moins de 200 000 personnes, descendrait des plus anciens habitants du Maroc. Repoussés vers le sud et les oasis par les Berbères, ils s’y sont métissés avec les noirs que les Marocains ont achetés aux marchands d’esclaves qui les faisaient venir de force d’Afrique équatoriale.

Les étrangers

On dénombre environ 100 000 étrangers au Maroc, dont plus 36 000 Français enregistrés dans les consulats Il fut y ajouter un grand nombre de binationaux franco-marocains, et plusieurs dizaines de milliers de clandestins venus de l’Afrique subsaharienne qui tentent d’effectuer la traversée vers l’Europe, via l’Espagne ou les Canaries. Ils sont particulièrement nombreux à Tanger et aux environs. Ces chiffres restent cependant très approximatifs et varient selon les sources.

Rapports sociaux

Le peuple marocain est ouvert et hospitalier. D’une part, les affrontements entre Arabes et Berbères qui ont émaillés l’histoire du pays sont aujourd’hui apaisés ; d’autre part, pour peu que l’on respecte ses coutumes et que l’on adopte un comportement modeste, les étrangers, particulièrement les français, sont bien accueillis.

Le problème principal du Maroc reste cependant la pauvreté. Plus d’un cinquième de la population vit sous le seuil de pauvreté ; à Casablanca, la capitale économique, ils sont 500 000 entassés dans des bidonvilles. La première conséquence, notamment pour les étrangers, est une augmentation constante de la petite délinquance, entre autres le vol à la tire et les agressions dans les lieux isolés. Il est conseillé d’être prudent et d’éviter d’étaler ses signes extérieurs de richesse, surtout dans les endroits les plus pauvres. S’y ajoute une propension aux « arnaques » de toutes sortes. L’une des moins graves consiste à s’imposer comme guide dans le but d’attirer les étrangers vers des lieux (commerces, hôtels, etc.) qui leur reversent une commission, évidemment ajoutée à votre facture. La pauvreté explique aussi la présence de nuées d’enfants mendiants qui s’abattent constamment sur les étrangers pour leur quémander une piécette. Ce comportement est en réalité plus agaçant que vraiment dangereux. À chacun de s’adapter et d’agir en fonction des circonstances.

Reste la toute petite minorité d’islamistes capables de commettre des attentats. L’Islam marocain est tolérant et le gouvernement pourchasse les « fondamentalistes », ce qui réduit les risques. Mais on a encore en mémoire les attentats mortels de Casablanca en 2003 et les très récents avertissements contre les Français émis par Al Quaida au Maghreb sont pris au sérieux, au moins par le gouvernement français. A noter que le site du ministère des Affaires étrangères  donne une série de conseils très utiles et régulièrement actualisés sur les dangers concernant chaque pays du monde, dont le Maroc.

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